Pesticides et autres produits chimiques sont-ils des causes du cancer?

Les pesticides sont la cause d’une pollution diffuse qui contamine tous les cours d’eau, les eaux souterraines et les zones littorales. L’usage des raticides, des insecticides, des fongicides et des herbicides est non sans danger par ceux qui les utilisent et leurs familles. Ces composés chimiques qui possèdent des propriétés toxicologiques sont largement utilisés par les agriculteurs pour lutter contre les animaux, insectes nuisibles et les plantes indésirables dans les plantations. Les résultats du rapport de thèse sur le cancer dans les hopitaux de Doual du Dr Elumba nous a amené à nous interroger sur les conséquence de l’usage des pesticides au Cameroun.

Dans un monde où la course effrénée vers le profit à tous prix est endémique, certains éleveurs, pêcheurs et  agriculteurs risquent la vie de leurs consommateurs. Dans le but d’augmenter leurs gains, ces derniers ne se privent pas d’utiliser des produits toxiques pour accélérer la croissance de  leurs bêtes ou la production des plantes au détriment des exigences de qualité sanitaire des aliments. Conséquence: des traces de pesticides se retrouvent dans l’eau que nous buvons et les aliments que nous mangeons.

Malheureusement, ce danger ne guette pas seulement l’utilisateur direct de ces produits chimiques car ces produits épandus ne se concentrent pas seulement au pied des plantes. Une partie de ses produits s’évapore et se transforme en pluie qui retombe sur la terre, les cours d’eau et les eaux de ruissellement, une autre est diffusée dans l’atmosphère et est amenée par les vents loin de leurs lieux d’épandage. Voilà la cause de la pollution diffuse de pesticides jusque dans les eaux souterraines du littoral.

En plus de ces infiltrations de pesticides, on observe dans la plupart des bassins agricoles : des stockages de produits chimiques dans des conditions impropres, des techniques approximatives d’application de ces produits, le rejet sans précaution de résidus ou d’excédents de ces produits. Les utilisateurs semblent être inconscients de la toxicité de ces produits sur la santé humaine.

Nous ne sommes donc pas surpris de constater que la profession la plus touchée dans les hôpitaux de Douala par les cancers est celle des agriculteurs représentant 23% des patients.

Il s’agit des résultats d’une thèse de doctorat en pharmacie réalisée à Douala du 19 Mars  au 30 Mai 2014 à l’hôpital Laquintinie et l’hôpital générale de Douala, par le Dr Elumba Prospère et  dont l’objet était : l’étude de la survie sur 5 ans de patients mâles atteints de cancer, le cas de l’hôpital Générale et l’hôpital Laquintinie de Douala.

Résumé de la thèse de doctorat du Dr Elumba Prospère sur :

Une étude sur la survie de personnes mâles atteintes de cancer dans les hôpitaux de référence de Douala

Voici un résumé des résultats d’une thèse de doctorat en pharmacie réalisée à Douala du 19 Mars  au 30 Mai 2014 à l’hôpital Laquintinie et l’hôpital générale de Douala, par le Dr Elumba Prospère et  dont l’objet était : l’étude de la survie sur 5 ans de patients mâles atteints de cancer, le cas de l’hôpital Générale et l’hôpital Laquintinie de Douala :

56% de nouveau cancer dans le monde sont dans les pays en voie de développement. 64% des personnes nouvellement  mortes du aux cancers se trouvent dans les pays sous-développés. Le cancer est devenu un problème mondial de santé publique qui représente 12% de tous les morts. Ce pourcentage est supérieur au nombre de morts dus au VIH/SIDA, de la tuberculose et de la malaria mis ensemble. Le cancer est la deuxième cause de mortalité dans les pays développés et parmi les 3 plus grandes causes de mortalité dans les pays sous-développés. On estime qu’en 2020, les cas de mortalité du au cancer augmenteront de 50 à 75% dans l’Afrique sub-saharienne.

En grande Bretagne le taux de survie au cancer sur 5 ans est de 51%. Il est de 68% aux Etats Unis. Le Nigéria présente la population où la mortalité par le cancer est la plus élevée en Afrique.  On y recense 250 000 nouveaux cas et 10 000 morts chaque année. Dans la population mâle du Nigéria, les cancers les plus morbides sont : le cancer de la prostate avec 18,2%, le cancer du foie avec 15,7% le cancer colorectal avec 7,8%.

Au Cameroun environ 15 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année.  La prévalence estimée est de 25 000 cas dans le pays. 68% de ces cas sont des femmes et 32% des hommes. L’âge moyen des patients est de 44,8 ans. En 2004 sur 10000 habitants, les 5 types cas majeurs de cancer chez les hommes à Yaoundé étaient de: 83 pour le cancer non-Hodgkin lymphome, 77 pour le cancer de la prostate, 30 sarcome de Kaposi, 28 pour le cancer du foie et le cancer colorectal. Puis en 2011 les choses évoluèrent pour donner : 54 cas de cancer de la prostate, 35 non-Hodgkin cancer, 23 sarcome de Kaposi, 14 pour le cancer colorectal, 8 pour le cancer du foie pour 10 000 mâles.

Les causes de cancers sont multiples : 5 à 10% peuvent être causés par un héritage génétique défectueux. Tandis que 20% sont liés aux virus (oncovirus), il s’agit de : papillome virus, le virus Epstein-Barr, Virus de l’herpès, les virus de l’hépatite B et Le virus de laleucémie, des bactéries qui existent  dans la bouche comme le fuso-bactérie etc. Ils influencent le système immunitaire de l’homme et  produisent des gènes cancéreux. 30 à 35% de la mortalité due au cancer est liée à une mauvaise alimentation, un manque d’activité physique et à l’obésité.  18% des cancers sont liés à des maladies infectieuses (25% en Afrique). 10% des cancers sont dus à l’exposition aux radiations et à l’ultraviolet ; Beaucoup de cancers pourraient être prévenus simplement par une bonne prévention au niveau des facteurs environnementaux et du style de vie. Les chances de survie par rapport au cancer dépendent de la localisation du cancer, du statut physique et immunologique du patient et de l’état de la maladie au commencement du traitement.

Ceux qui survivent font face à de nombreux problèmes de santé dus aux effets secondaires des produits administrés. Le cancer du foie est celui qui a le plus faible taux de survie (proche de zéro).  Les causes courantes du taux élevé de mortalité sont :

  • La pauvreté
  • L’ignorance
  • Le coût élevé du traitement

Selon les résultats d’une thèse de doctorat en pharmacie réalisée à Douala du 19 Mars  au 30 Mai 2014 à l’hôpital Laquintinie et l’hôpital générale de Douala, par le Dr Elumba Prospère et  dont l’objet était : l’étude de la survie sur 5 ans de patients mâles atteints de cancer, le cas de l’hôpital Générale et l’hôpital Laquintinie de Douala :

  • La profession la plus touchée par les cancers était celle des agriculteurs représentant 23% des patients
  • La région d’origine des patients la plus sinistrée était l’Ouest du Cameroun avec 45 % des patients
  • La tranche d’âge la plus touchée se situe entre 40 et 79 ans avec 71.6% des cas
  • La mortalité des patients fut de 75,9%
  • Le taux de survie des patients au bout de 5ans est :
    • le cancer nonHodgkin avec 19.4% des cas
    • le cancer colorectal avec 13% des cas
    • le cancer Sarcome de Kaposi avec 7% des cas
    • le cancer de la prostate avec 1.6 % des cas
    • Le cancer du foie avec 0% de cas de survie.
  • Après cinq ans seul 6 patients sur les 208 étaient encore vivant soit un taux de survie de l’ordre de 2.9%. Les personnes âgées ayant un taux de survie supérieur aux jeunes avec un pic situé entre 50 et 59 ans.
  • Les patients qui ont été traités à la chimiothérapie ont eu le plus grand taux de survie au cours des 5 ans avec 7 patients suivie du traitement d’une combinaison chimiothérapie –radiothérapie avec 4 et enfin une  combinaison radiothérapie, chimiothérapie et  chirurgie de 3 patients.

En conclusion de cette étude, le Dr  Elumba Prospère déclare  que le cancer est une maladie ayant un taux élevé de prévalence et de mortalité. L’étude a démontré que le taux de survie de 5 ans de ces patients mâles était de 2.9% et que le temps moyen de survie des patients était d’un an huit mois après qu’un cancer ait été diagnostiqué. L’âge moyen des patients se situait autour de 48 ans. Les facteurs de risques observés sont :

  • L’accroissement de l’âge spécialement pour les cancers de la prostate
  • L’hépatite B et C spécialement pour le cancer du foie et le HIV relié au sarcome de Kaposi et au NHL.
  • Certaines professions sont particulièrement à risque comme les agriculteurs, les conducteurs et les menuisiers qui manipulent ou transportent des produits toxiques.

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Alain Bouwa

alainbouwa.com