C’est quoi la flore intestinale ou microbiote ?

La surface de nos intestins peut atteindre une cours de tennis. Le microbiote intestinal, aussi appelé flore intestinale, est l’ensemble des micro-organismes (archées, bactéries, protistes) qui se trouvent dans le tube digestif. Il y en a des milliers de milliards ! Plus d’un kilo en tout, et plus d’un millier d’espèces différentes.  La flore est composée de micro organismes tels que : des protozoaires, des vers, des virus, champignons bénéfiques. Dans ce monde tout le monde mange tout le monde, tout le monde se sert de l’autre et c’est très compliqué.

Le mot « bactérie » désigne un micro-organisme vient du grec qui signifie « petit bâton ». La flore intestinale est un bon exemple de coopération entre différentes sortes d’organismes impliquant un avantage pour chacun.

A quoi sert la flore intestinale ?

Des millions de bactéries vivent dans notre intestin sans engendrer de pathologie. Elles sont même essentielles au bon fonctionnement de notre organisme : les bactéries permettent le développement de notre muqueuse intestinale, elles synthétisent des vitamines, dégradent certains composés et nous protègent contre les bactéries potentiellement pathogènes provenant de notre alimentation. La flore produit des vitamines en particulier les vitamines B1 à B12, K qui sont solubles. Il y a donc une usine dans les intestins pour produire des vitamines. Le premier rôle de la flore intestinale est purement digestif. En effet, certains éléments de nos aliments ne peuvent être digérés sans leur intervention – c’est le cas par exemple de certaines fibres. En plus, la flore intestinale modifie le pH de l’intestin qui devient du coup un endroit hostile pour les germes. La flore détoxifie nos cellules pour nous éviter d’avoir par exemple des cancers et élimine ces toxines par les celles.

La flore intestinale peut produire toutes les substances capables de nous protéger contre toutes les attaques contre notre système immunitaire. L’intégrité de notre système intestinale est sous le contrôle de la flore intestinale. La flore produit des enzymes et tout ce qui nous aide à digérer les aliments. Sans cette flore nous ne saurons digérer la meilleure nourriture au monde. 90% des cellules et de tout le matériel génétiques viennent de notre intestin. 85% de notre système immunitaire se trouve dans nos intestins. La flore nourrit le système immunitaire et si la flore est intoxiquée, le système immunitaire devient inefficace. Il y a une relation entre la flore et notre immunité.

Étude de la flore intestinale

On a récemment montré que la flore intestinale contrôlait ou régulait chez des souris testées, la masse osseuse1, le stockage des graisses corporelles, l’angiogenèse intestinale et le bon développement de la réponse immunitaire5. On a aussi montré que la flore intestinale semble jouer un rôle majeur dans le métabolisme énergétique avec des liens possibles avec au moins une partie des formes d’obésité. Le microbiote se montre même capable de réguler l’expression de certains gènes de l’hôte, ce qui pourrait évoquer des relations symbiotiques avancées. Par la production de substances similaires aux neurotransmetteurs, les bactéries de l’intestin humain pourraient être en communication, via le système cardio-vasculaire et nerveux, avec le cerveau7. Cette constatation ouvre une porte à de nouvelles recherches sur la flore intestinal comme organe ayant une influence sur le comportement..

Comment encourager un bon équilibre de la flore intestinale ?

Deux éléments favorisent l’équilibre de la flore intestinale : les prébiotiques et les probiotiques. Les prébiotiques sont des molécules qui ne sont pas digérées par nos intestins vont être consommées par la flore bactérienne. Il est donc important d’en consommer suffisamment. Vous en trouverez notamment dans les fruits ou le miel, mais vous pouvez aussi trouver des compléments alimentaires à base de prébiotiques.

Dans un intestin saint les bonnes et les mauvaises bactéries se retrouvent dans un équilibre naturel. Les bonnes bactéries remplissent des tâches décisives. Elles pilotent la production de cellules immunitaires dans le corps. Pour cela elles se fixent à la paroi intestinale et commencent à communiquer avec elle. La paroi intestinale fonctionne comme une petite usine à cellules. Quand les bactéries probiotiques touchent la paroi intestinal, les cellules de la paroi intestinale produisent des cellules immunitaires. Ce sont des cellules dites « T ». Ces cellules sont alors transportés dans tout le corps via le système circulatoire sanguine. Particulièrement dans les muqueuses des voies respiratoires où elles vont combattre des infections et inhibe des allergies comme le rhume des foins ou l’asthme. De plus les bonnes bactéries probiotiques luttent contre les bactéries indésirables qui nous rendent malades.

Un excédent de mauvaises bactéries peut entraîner des maladies intestinales graves. Le facteur le plus décisif pour la santé consiste donc à assurer l’équilibre de la flore intestinal. Dans la vie des gens, cette équilibre est aujourd’hui gravement menacé. Le déséquilibre de la flore intestinale est souvent du au style de vie moderne (stress, l’alcool, le fait de fumer des cigarettes, les antibiotiques…). Ce style de vie empêche le système immunitaire de se développer correctement, ce qui augmente le risque d’infection en particulier dans les voies respiratoires et l’intestin.

Avec de bonnes bactéries probiotiques, nous pouvons aujourd’hui lutter contre ce déséquilibre. Ces probiotiques conduisent l’intestin à produire des cellules immunitaires qui protègeront l’intestin et les poumons et d’autres organes pour qu’ils travaillent de manière optimale. Ainsi peuvent être évité des infections microbiennes et virales et des maladies graves. Une flore intestinale équilibrée est donc un préalable à notre santé. Cette condition fait malheureusement défaut à beaucoup de personnes comme le montre le graphe suivant:

Pour renverser la tendance du déséquilibre de la flore intestinale, les chercheurs préconisent la consommation de plusieurs souches de bactéries probiotiques. La médecine conventionnelle prescrit depuis des décennies des probiotiques pour soigner et prévenir de nombreuses maladies.

Pour pouvoir influencer positivement la flore intestinale, les probiotiques doivent remplir des conditions importantes:

Les probiotiques  sont tout simplement des bactéries ou des levures vivantes, dont les espèces sont bénéfiques, et qui vont venir s’installer dans l’intestin une fois que nous les aurons avalées. Il est aujourd’hui possible de trouver de nombreux produits, surtout laitiers, enrichis en probiotiques.

Transmission de flore mère -enfant

Les premières sources de bactéries d’un bébé viennent de la flore vaginale de la maman qui la reçoit de sa flore intestinale car un bébé naît avec un intestin stérile. Une autre source de micro organisme pour un bébé est le lait maternel. La flore d’un bébé peut être déséquilibrée par la composition du lait de sa maman car elle est liée à la composition du sang de la mère qui est lié à sa flore. Les bébés qui allaitent peuvent recevoir de leurs mères une flore bactérienne déséquilibrée. C’est pourquoi d’année en année la situation sanitaire des bébés se dégrade dans le monde. On a mis en évidence que 100% des enfants qui souffraient de développement anormaux psychologique avaient une mauvaise flore intestinale. Les recherches montrent que 91% des bébés autistes sont nés avec un cerveau sain. Ce sont les toxines dans la flore intestinale de la maman qui endommagent le cerveau du bébé. Parce que les toxines vont apporter de la confusion dans les fonctions cognitives de l’enfant.

Depuis quelques années, de nombreux pays observent une augmentation du nombre de naissances par césarienne, de plus en plus d’études mettent en évidence un lien entre les naissances par césarienne et l’apparition possible de maladies comme l’asthme, l’autisme, le diabète de type 1, l’obésité, les troubles digestifs ou respiratoires, des allergies. La raison ? Elle semble être à chercher du côté la flore intestinale  de la mère. En effet, lors d’un accouchement par voie basse, le nourrisson ingère les bactéries présentes dans le vagin de sa mère. Ces unicellulaires (surtout dites « bifidobactéries » et « bactéroïdes ») ont ensuite un effet protecteur sur le système immunitaire du bébé, et créent aussi un terrain favorable pour la colonisation à long terme de son propre tube digestif par des bactéries utiles à son métabolisme. En l’absence de ces espèces commensales que sont les bifidobactéries et bactéroïdes, ces nouveau-nés seraient alors plus sensibles à la colonisation par des espèces pathogènes souvent associées à des risques d’asthme, d’allergies, ou de diarrhées.

Il est établi que venir au monde par césarienne plutôt que par voie naturelle entraîne des changements dans la flore intestinale du nouveau-né. Ces modifications peuvent avoir des impacts plus ou moins marqués sur sa santé durant toute sa vie. Des chercheurs américains viennent cependant de montrer qu’il est possible d’annihiler quasi complètement ce préjudice, simplement en présentant au bébé, juste après la césarienne, des tissus imbibés de la flore bactérienne interne de sa mère.

Conséquences d’un dérèglement de la flore intestinale

La perturbation de l’équilibre de la flore intestinale, par exemple sous l’effet d’une prise d’antibiotiques ou du stress, peut conduire à diverses pathologies comme des diarrhées, des inflammations ou des infections.  Les traitements par antibiotiques, faits pour éliminer certaines bactéries et qui déséquilibrent donc la flore intestinale, favorisent la survenue de diarrhées parfois sévères. Dans la flore intestinale on trouve deux types de bactéries : les bonnes et les mauvaises. Comme les « bonnes » bactéries  (probiotiques) sont éliminées en partie par les antibiotiques, cela laisse plus de champ aux « mauvaises » qui peuvent donc nous rendre malade. Les mauvaises bactéries produisent des substances qui endommagent la flore, abiment la paroi intestinale et la rendre poreuse aux virus et bactéries. Les antibiotiques causent des dommages à la flore en la déséquilibrant. Les troubles de l’alimentation, anorexie, gloutonnerie, sont liés à la flore intestinale. Les personnes atteintes de  schizophrénie, d’épilepsie  ont toutes une mauvaise flore intestinale. On doit prendre soin de sa flore intestinale même si on ne ressent pas des symptômes de malaise parce que des maladies peuvent se tapir dans notre corps pendant des années sans manifester de symptômes.

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Alain Bouwa

alainbouwa.com