Conséquences de l’usage des pesticides au Cameroun

Pesticides et autres produits chimiques sont-ils des causes du cancer?

Les pesticides sont la cause d’une pollution diffuse qui contamine tous les cours d’eau, les eaux souterraines et les zones littorales. L’usage des raticides, des insecticides, des fongicides et des herbicides est non sans danger par ceux qui les utilisent et leurs familles. Ces composés chimiques qui possèdent des propriétés toxicologiques sont largement utilisés par les agriculteurs pour lutter contre les animaux, insectes nuisibles et les plantes indésirables dans les plantations. Les résultats du rapport de thèse sur le cancer dans les hopitaux de Doual du Dr Elumba nous a amené à nous interroger sur les conséquence de l’usage des pesticides au Cameroun.

Dans un monde où la course effrénée vers le profit à tous prix est endémique, certains éleveurs, pêcheurs et  agriculteurs risquent la vie de leurs consommateurs. Dans le but d’augmenter leurs gains, ces derniers ne se privent pas d’utiliser des produits toxiques pour accélérer la croissance de  leurs bêtes ou la production des plantes au détriment des exigences de qualité sanitaire des aliments. Conséquence: des traces de pesticides se retrouvent dans l’eau que nous buvons et les aliments que nous mangeons.

Malheureusement, ce danger ne guette pas seulement l’utilisateur direct de ces produits chimiques car ces produits épandus ne se concentrent pas seulement au pied des plantes. Une partie de ses produits s’évapore et se transforme en pluie qui retombe sur la terre, les cours d’eau et les eaux de ruissellement, une autre est diffusée dans l’atmosphère et est amenée par les vents loin de leurs lieux d’épandage. Voilà la cause de la pollution diffuse de pesticides jusque dans les eaux souterraines du littoral.

En plus de ces infiltrations de pesticides, on observe dans la plupart des bassins agricoles : des stockages de produits chimiques dans des conditions impropres, des techniques approximatives d’application de ces produits, le rejet sans précaution de résidus ou d’excédents de ces produits. Les utilisateurs semblent être inconscients de la toxicité de ces produits sur la santé humaine.

Nous ne sommes donc pas surpris de constater que la profession la plus touchée dans les hôpitaux de Douala par les cancers est celle des agriculteurs représentant 23% des patients.

Il s’agit des résultats d’une thèse de doctorat en pharmacie réalisée à Douala du 19 Mars  au 30 Mai 2014 à l’hôpital Laquintinie et l’hôpital générale de Douala, par le Dr Elumba Prospère et  dont l’objet était : l’étude de la survie sur 5 ans de patients mâles atteints de cancer, le cas de l’hôpital Générale et l’hôpital Laquintinie de Douala.

Résumé de la thèse de doctorat du Dr Elumba Prospère sur :

Une étude sur la survie de personnes mâles atteintes de cancer dans les hôpitaux de référence de Douala

Voici un résumé des résultats d’une thèse de doctorat en pharmacie réalisée à Douala du 19 Mars  au 30 Mai 2014 à l’hôpital Laquintinie et l’hôpital générale de Douala, par le Dr Elumba Prospère et  dont l’objet était : l’étude de la survie sur 5 ans de patients mâles atteints de cancer, le cas de l’hôpital Générale et l’hôpital Laquintinie de Douala :

56% de nouveau cancer dans le monde sont dans les pays en voie de développement. 64% des personnes nouvellement  mortes du aux cancers se trouvent dans les pays sous-développés. Le cancer est devenu un problème mondial de santé publique qui représente 12% de tous les morts. Ce pourcentage est supérieur au nombre de morts dus au VIH/SIDA, de la tuberculose et de la malaria mis ensemble. Le cancer est la deuxième cause de mortalité dans les pays développés et parmi les 3 plus grandes causes de mortalité dans les pays sous-développés. On estime qu’en 2020, les cas de mortalité du au cancer augmenteront de 50 à 75% dans l’Afrique sub-saharienne.

En grande Bretagne le taux de survie au cancer sur 5 ans est de 51%. Il est de 68% aux Etats Unis. Le Nigéria présente la population où la mortalité par le cancer est la plus élevée en Afrique.  On y recense 250 000 nouveaux cas et 10 000 morts chaque année. Dans la population mâle du Nigéria, les cancers les plus morbides sont : le cancer de la prostate avec 18,2%, le cancer du foie avec 15,7% le cancer colorectal avec 7,8%.

Au Cameroun environ 15 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année.  La prévalence estimée est de 25 000 cas dans le pays. 68% de ces cas sont des femmes et 32% des hommes. L’âge moyen des patients est de 44,8 ans. En 2004 sur 10000 habitants, les 5 types cas majeurs de cancer chez les hommes à Yaoundé étaient de: 83 pour le cancer non-Hodgkin lymphome, 77 pour le cancer de la prostate, 30 sarcome de Kaposi, 28 pour le cancer du foie et le cancer colorectal. Puis en 2011 les choses évoluèrent pour donner : 54 cas de cancer de la prostate, 35 non-Hodgkin cancer, 23 sarcome de Kaposi, 14 pour le cancer colorectal, 8 pour le cancer du foie pour 10 000 mâles.

Les causes de cancers sont multiples : 5 à 10% peuvent être causés par un héritage génétique défectueux. Tandis que 20% sont liés aux virus (oncovirus), il s’agit de : papillome virus, le virus Epstein-Barr, Virus de l’herpès, les virus de l’hépatite B et Le virus de laleucémie, des bactéries qui existent  dans la bouche comme le fuso-bactérie etc. Ils influencent le système immunitaire de l’homme et  produisent des gènes cancéreux. 30 à 35% de la mortalité due au cancer est liée à une mauvaise alimentation, un manque d’activité physique et à l’obésité.  18% des cancers sont liés à des maladies infectieuses (25% en Afrique). 10% des cancers sont dus à l’exposition aux radiations et à l’ultraviolet ; Beaucoup de cancers pourraient être prévenus simplement par une bonne prévention au niveau des facteurs environnementaux et du style de vie. Les chances de survie par rapport au cancer dépendent de la localisation du cancer, du statut physique et immunologique du patient et de l’état de la maladie au commencement du traitement.

Ceux qui survivent font face à de nombreux problèmes de santé dus aux effets secondaires des produits administrés. Le cancer du foie est celui qui a le plus faible taux de survie (proche de zéro).  Les causes courantes du taux élevé de mortalité sont :

  • La pauvreté
  • L’ignorance
  • Le coût élevé du traitement

Selon les résultats d’une thèse de doctorat en pharmacie réalisée à Douala du 19 Mars  au 30 Mai 2014 à l’hôpital Laquintinie et l’hôpital générale de Douala, par le Dr Elumba Prospère et  dont l’objet était : l’étude de la survie sur 5 ans de patients mâles atteints de cancer, le cas de l’hôpital Générale et l’hôpital Laquintinie de Douala :

  • La profession la plus touchée par les cancers était celle des agriculteurs représentant 23% des patients
  • La région d’origine des patients la plus sinistrée était l’Ouest du Cameroun avec 45 % des patients
  • La tranche d’âge la plus touchée se situe entre 40 et 79 ans avec 71.6% des cas
  • La mortalité des patients fut de 75,9%
  • Le taux de survie des patients au bout de 5ans est :
    • le cancer nonHodgkin avec 19.4% des cas
    • le cancer colorectal avec 13% des cas
    • le cancer Sarcome de Kaposi avec 7% des cas
    • le cancer de la prostate avec 1.6 % des cas
    • Le cancer du foie avec 0% de cas de survie.
  • Après cinq ans seul 6 patients sur les 208 étaient encore vivant soit un taux de survie de l’ordre de 2.9%. Les personnes âgées ayant un taux de survie supérieur aux jeunes avec un pic situé entre 50 et 59 ans.
  • Les patients qui ont été traités à la chimiothérapie ont eu le plus grand taux de survie au cours des 5 ans avec 7 patients suivie du traitement d’une combinaison chimiothérapie –radiothérapie avec 4 et enfin une  combinaison radiothérapie, chimiothérapie et  chirurgie de 3 patients.

En conclusion de cette étude, le Dr  Elumba Prospère déclare  que le cancer est une maladie ayant un taux élevé de prévalence et de mortalité. L’étude a démontré que le taux de survie de 5 ans de ces patients mâles était de 2.9% et que le temps moyen de survie des patients était d’un an huit mois après qu’un cancer ait été diagnostiqué. L’âge moyen des patients se situait autour de 48 ans. Les facteurs de risques observés sont :

  • L’accroissement de l’âge spécialement pour les cancers de la prostate
  • L’hépatite B et C spécialement pour le cancer du foie et le HIV relié au sarcome de Kaposi et au NHL.
  • Certaines professions sont particulièrement à risque comme les agriculteurs, les conducteurs et les menuisiers qui manipulent ou transportent des produits toxiques.

Dites-moi ce que vous pensez, vos expériences ou votre réflexion dans la section commentaires en dessous. Sentez-vous libre de déposer une suggestion. Je serai heureux de recevoir de vous et donner de la valeur à votre contribution. 

Alain Bouwa

alainbouwa.com

Action des probiotiques sur la santé humaine

Depuis des millénaires, l’homme sait instinctivement que les aliments transformés sous l’action de microorganismes ont des effets sur sa santé. On consomme des produits fermentés depuis des centaines d’années et on a toujours considéré ces aliments comme des sources de santé et de longévité. Il y a seulement 100 ans la plupart des aliments que nous consommions n’avaient subi aucun processus industriel et étaient produits localement. Depuis des années, nous avons industrialisé, pasteurisé, sanctifié, et transformé notre alimentation. Nous les avons privés de leur bénéfice naturel. Ce changement a eu un effet dramatique sur nos corps et spécialement sur l’appareil gastro-intestinal qui est le siège de bonnes ou mauvaises bactéries constamment en travail. Que se passe-t-il ? Nous avons sorti nos meilleurs amis de nos aliments: les probiotiques. Nous voulons ressortir dans cet article l’action des probiotiques sur notre santé.

En fait près de 10% de notre corps est composé de bonnes et mauvaises bactéries. Les bonnes bactéries ou pro biotiques, jouent un rôle essentiel dans le processus de digestion, de métabolisme et d’immunité. Elles produisent des enzymes qui digèrent la nourriture, régulent les vitamines et convertissent le sucre en nutriments essentiels. Les bonnes bactéries sont la première défense de notre système immunitaire. Elles bloquent les toxines, détruisent protéines allergiques, les mauvaises bactéries et les levures. 70 à 80% de notre système immunitaire se trouve dans notre ventre. Quand vous avez assez de bonnes bactéries qui travaillent, vous aurez une digestion, un métabolisme et un système immunitaire en forme. Votre corps travaillera pour votre bonne santé en digérant la nourriture, luttant contre les infections et vous donnant une forme resplendissante.

Ce n’est pourtant que depuis quarante ans que les scientifiques s’intéressent de près aux probiotiques c’est-à-dire aux bactéries qui ont des effets bénéfiques sur la santé.Le prix Nobel de médecine 1908 : Ilya Ilitch Metchnikov, est le premier à s’être intéressé aux bactéries probiotiques. Il a postulé que la longévité de certaines populations était liée à l’absorption de produits laitiers fermentés qui auraient pour effet de maintenir un équilibre adéquat entre la flore digestive pathogène et celle bénéfique à l’organisme. En 2001, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont donné une définition officielle des probiotiquesà savoir : des « micro-organismes vivants qui, lorsqu’ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets positifs sur la santé, au-delà des effets nutritionnels traditionnels ».

Les probiotiques appartiennent à la catégorie des « compléments alimentaires ». Des discussions sont en cours au niveau européen pour savoir si le terme « probiotique » peut avoir un sens plus générique. Les scientifiques sont convaincus des effets potentiels des probiotiques. Ils sont d’accord pour attribuer aux probiotiques une influence positive.

Comment les bactéries arrivent-elles dans l’intestin ?

Voyons le trajet de l’aliment dans le corps humain. Les bactéries arrivent dans le tube digestif essentiellement via l’alimentation. A sa naissance, le bébé est totalement stérile. Au contact de la mère, puis de l’environnement et des aliments, son tube digestif est progressivement mis en contact avec les microorganismes provenant de l’extérieur. De l’enfance jusqu’à l’âge adulte, au gré des aliments et des expériences, un certain nombre de bactéries vont y élire domicile principalement au niveau du gros intestin.

Le trajet des probiotiques est  semé d’embûches. Avant d’agir, les probiotiques doivent faire un grand voyage : être avalés, résister aux sucs gastriques et aux enzymes de digestion, transiter par l’intestin grêle pour atteindre, après 4 à 6 heures de trajet, la partie terminale du tube digestif, le colon. Un véritable parcours du combattant au cours duquel de nombreuses bactéries vont y laisser leur peau. Une fois dans le côlon les bactéries s’intègrent à la flore intestinale, trouvent tous les nutriments dont ils ont besoins, prolifèrent… et effectuent leurs bienfaits !

La flore intestinale, un écosystème en équilibre instable

La flore intestinale est sans cesse en mouvement. A tout moment, des bactéries naissent, d’autres meurent. La composition de la flore nous est très personnelle, à l’instar de nos empreintes digitales!» Et surtout, de nouvelles bactéries arrivent constamment avec les aliments. Les bactéries dites « endogènes résidentes » sont des bactéries de la flore particulièrement bien adaptées aux conditions qui règnent dans le tube digestif. Elles sont les plus nombreuses mais également les plus stables. Elles comprennent deux types de bactéries les « dominantes » et les « sous-dominantes ou de passage», qui ne font que transiter dans le tube digestif.

C’est de cette flore que les probiotiques font partie. C’est pour cette raison que pour maintenir l’effet d’un probiotique, il faut continuer à le consommer. Parmi les espèces « de passage », il y a  les microorganismes bactériens potentiellement pathogènes mais qui, en temps normal, ne se multiplient pas. Pourquoi ? Parce que la flore dominante exerce une pression démographique suffisamment forte pour que les bactéries indésirables ne puissent se développer.

Comment se produit le  déséquilibre de la flore?

Diverses forces s’affrontent. La croissance d’une souche bactérienne va être limitée par la «nourriture » disponible. Si le substrat dont elle a besoin pour vivre est convoité par d’autres, il y a compétition et automatiquement sa croissance s’en trouve limitée. Le stress, la fatigue ou une maladie peuvent rompre les équilibres et déstabiliser la flore.

Les antibiotiques peuvent également avoir des effets dévastateurs surtout lorsqu’ils affectent les souches dominantes. Si ces dernières sont affaiblies, elles ne sont plus en mesure d’exercer de pression sur les souches sous-dominante pathogènes qui vont se mettre à proliférer et à entraîner des infections. L’arrivée de nouvelles bactéries probiotiques améliora donc le fonctionnement de cet écosystème. La flore intestinale joue deux rôles fondamentaux pour la santé :

Un rôle fondamental dans l’«éducation» et la stimulation du système immunitaire.Un rôle nutritionnel

Pour bien comprendre son fonctionnement, nous allons d’abord voir de manière générale comment fonctionne le système immunitaire de l’homme.

Activité des probiotiques au niveau immunitaire

Pour bien comprendre le principe d’action des bactéries probiotiques, il faut savoir que :

  • Chaque personne a son cocktail bactérien personnalisé. La flore intestinale ou micro biote, est constitué de plus de 500 espèces différentes connues. La diversité d’espèces du micro biote intestinal dominant est spécifique de l’individu et le nombre d’espèces communes à plusieurs individus est très restreint ou nul.
  • 100 000 milliards de bactéries, appartenant à plus de 500 espèces différentes ayant chacune leurs propres caractéristiques, peuplent notre intestin. C’est en son sein que les probiotiques vont s’intégrer et agir.

Les bactéries sont 10 à 100 fois plus nombreuses que les cellules de notre organisme pour une masse de plus de 1 kilo ! Tous les micro-organismes de cette flore vivent en équilibre les uns avec les autres et forment ensemble un véritable écosystème. Leur nature et leur fonctionnement sont très mal connus des scientifiques. On estime à 30% la connaissance scientifique sur ces bactéries.

Les probiotiques agissent par différents mécanismes. Ils modulent l’activité du système immunitaire intestinal, en renforçant l’immunité lorsqu’elle est faible. L’intestin contient autant de cellules immunitaires que tous les autres organes immunitaires réunis. Les recherches montrent aujourd’hui que 90% des cellules immunitaires se trouvent dans les intestins.

On appelle le système immunitaire intestinal le GALT. Il est considéré comme le premier organe immunitaire de l’organisme.Il a une mission ambiguë puisqu’il doit en même temps réagir contre les pathogènes mais tolérer les substances alimentaires et les microorganismes présents en permanence dans le tube digestif. La flore intestinale va stimuler le GALT en lui apprenant à reconnaître les microorganismes néfastes contre lesquels il doit réagir. Elle module également les réactions immunitaires.

Une infection, une maladie, une déficience du système immunitaire, le stress suffisent à déséquilibrer la flore bactérienne intestinale. La prise d’antibiotiques qui constitue l’agression la plus virulente peut également avoir des effets dévastateurs. Et c’est ici que les probiotiques jouent un rôle important même si on ne connaît pas encore bien leur mode opératoire.

Les probiotiques sont capables de favoriser le développement d’une souche au détriment d’une autre, via des messagers qu’ils vont synthétiser et qui vont moduler le métabolisme d’une souche bactérienne particulière. L’effet peut aussi résulter d’une interaction entre les bactéries probiotiques et les cellules intestinales dont le métabolisme peut aussi être modifié.

Une colonie de probiotiques empêche des pathogènes de proliférer en se multipliant. Elle le fait soit en occupant le terrain sur la paroi intestinale pour empêcher leur adhésion soit en  produisant des substances nocives pour les pathogènes  constituant un environnement peu propice à leur développement ou encore  en agissant sur les gènes vitaux des pathogènes pour les empêcher de s’alimenter ou de se reproduire.

A contrario les probiotiques peuvent diminuer la sur-activation du système immunitaire, en cas d’allergies ou de maladies inflammatoires de l’intestin. La fonction de barrière de la muqueuse intestinale est en effet améliorée, par augmentation de la production des anticorps.

Les probiotiques améliorent la réaction immunitaire en permettant d’avoir une meilleure réponse aux vaccins. Des études ont montré que l’ajout de certains probiotiques dans le lait diminue le risque de diarrhées. Enfin, sous probiotiques, on note une réduction de la fréquence et de l’intensité des poussées d’eczéma chez les jeunes enfants. Leur consommation pendant la grossesse protégerait le futur bébé de cette affection.

Une étude réalisée auprès de sportifs montre qu’ils permettent de garder intacte l’activité du système immunitaire, qui a tendance généralement à diminuer lorsque l’organisme est soumis à un entraînement physique très intense. Les effets des probiotiques sur la santé sont« doses dépendants », c’est-à-dire que Pour obtenir un bénéfice intéressant, il faut prendre en compte la quantité ingérée.

Activité des probiotiques au niveau nutritionnel

Les probiotiques permettent de réensemencer l’intestin. Ils jouent un rôle majeur dans la digestion des aliments, ce qui permet de régulariser l’acidité de l’estomac, et de rétablir le bon équilibre acido-basique. Ils protègent l’organisme des infections grâce à leur effet antibactérien mais aussi rendent les fibres des aliments  moins irritantes pour les intestins.

Les problèmes intestinaux disparaissent et ceci permet une meilleure assimilation des vitamines, minéraux, oligo-éléments. Ils sont bénéfiques en cas d’anémie, de fatigue, de maladies infectieuses, de certaines allergies. Ils permettent de réduire les infections uro-génitales et les mycoses, surtout les candidoses. Puisqu’ils décomposent en grande partie  les sucres, il est recommandé aux diabétiques d’en consommer.

En s’attaquant aux aliments qui n’ont pas été digérés, ils procèdent à leur dégradation par fermentation. Les probiotiques permettent aussi de détoxifier certains nutriments. Des chercheurs de l’INRA ont montré par ailleurs que les glucosinolates, des substances trouvés dans les plantes de la famille des crucifères (chou, navet, chou-fleur…) sont transformés par les probiotiques en des molécules qui ont des propriétés anti-cancérigènes, en particulier contre le cancer colorectal.

  • amélioration de la digestion du lactose : la lactase permet la séparation du glucose et du galactose qui constituent le lactose et de ce fait sa digestion : son absence crée des désordres intestinaux. Cette lactase disparaît avec le temps et 70% des adultes en sont dépourvus. Cependant les probiotiques améliorent l’utilisation digestive du lactose (Couzy 1989, Mc Donough 1985, Salvano1989 )
  • Action sur le transit intestinal : Les probiotiques sont capables de prévenir et traiter les désordres intestinaux, diarrhées, constipation, colites, gastroentérites, ballonnements. Les effets bénéfiques ne peuvent être obtenus qu’avec des bactéries vivantes ou revivifiables actives et nombreuses (travaux de Namaisi, 1986, et Ballongue 1983)
  • Effets nutritionnels

A .Métabolisme glucidique :
l’activité enzymatique des microorganismes permet de libérer des acides gras volatils qui influencent favorablement la glycémie.

  1. Métabolisme lipidique
    la microflore digestive agit soit par activité lipolytique directe soit en modifiant le métabolisme des sels biliaires et du cholestérol. L’administration de Bifidobactérium en grande quantité à des patients ayant un taux de cholestérol élevé de 3g permet de le faire baisser à 1.5 (Ballongue ,1993 ) Parmi les hypothèses à ce phénomène on peut citer la production d’un inhibiteur d’une enzyme intervenant dans la synthèse du cholestérol : c’est l’acide orotique Rasic,1983) ou une absorption du choléstérol par les bactéries lactiques elles mêmes (Galland 1985, Nelsen 1985 )
  2. Métabolisme protidique :
    les probiotiques synthétisent des acides aminés : alanine, valine thréonine, acide aspartique et produisent de l’acide lactique seul isomère assimilable par l’homme . De même de nombreuses vitamines sont synthétisées par les probiotiques : B1, 86, 89, 812, PP et H Une étude (Savaiano, 1990) décrit une meilleure absorption du béta caroténe en présence de probiotiques.
  3. Absorption des minéraux :
    Les probiotiques améliorent la biodisponibilité de tous les minéraux et notamment du Calcium, du Fer, du Zinc, du Manganèse ,du Cuivre et du Silicium y compris chez les individus lactase déficients. Dans une étude de Wynckel en 1991 l’absorption du Calcium est nettement améliorée y compris chez les individus lactase déficients .

Actions des probiotiques sur la santé humaine

Il n’y a pas de jour ou telle ou telle marque de produits lactés ne nous vante les mérites pour notre santé du Bifidus ou autre probiotique et, dernièrement, la commission européenne a interdit (enfin!) l’adjonction d’antibiotiques dans les aliments industriels pour les porcs qui peuvent être remplacés avantageusement par … Saccharomyces Cerevisiae Boulardii, une souche de levure de bière!

La flore digestive est différente selon les espèces. Son rééquilibrage permet de favoriser tous les processus métaboliques de santé et, plus particulièrement les processus d’assimilation. C’est ce dernier point qui fait l’originalité et l’efficacité de nos produits : l’adjonction de flore probiotique appropriée à chaque espèce améliore considérablement l’assimilation de leurs principes actifs. Et de plus, les probiotiques entrainent le plus souvent une amélioration spectaculaire de l’état général.

La flore intestinale influence le comportement

De nos jours – et depuis le célèbre livre de Francisca Joly Gomez – on considère l’intestin comme un « second cerveau ». C’est à cet endroit que se répercutent de nombreux troubles psychologiques plus ou moins légers comme le stress ou encore l’anxiété car ils dégradent la flore intestinale d’un individu.

Par la production de substances similaires aux neurotransmetteurs, les bactéries de l’intestin humain pourraient être en communication, via le système cardio-vasculaire et nerveux, avec le cerveau. Cette constatation ouvre une porte à de nouvelles recherches sur la flore intestinal comme organe ayant une influence sur le comportement.

C’est pour cette raison que les probiotiques sont également appelés psychobiotiques. En effet, ils produisent des substances neuro -actives ayant un effet bénéfique sur la relation cerveau-intestin : c’est le cas de l’acide gamma aminobutyrique (GABA-A), le principal neurotransmetteur et inhibiteur du système nerveux central chez les mammifères .  Mais également de la sérotonine, un autre neurotransmetteur bien connu du grand public sous le pseudonyme « d’hormone du bonheur », réputé pour traiter divers troubles psychologiques tels que le stress, l’anxiété et la dépression.

Ainsi, absorber des probiotiques et des prébiotiques en quantité suffisante représenterait un traitement naturel à destination des patients souffrant de maladies psychiatriques liées à la dépression et au stress.

Par ailleurs, il est avéré que certains psychobiotiques ont un effet anti-inflammatoire. Or, au niveau médical la dépression et le stress sont associés à un état inflammatoire de l’organisme : l’équilibre du microbiote intestinal altèrerait le contrôle des réponses inflammatoires et pourrait être impliqué dans les modulations de l’humeur et du comportement.

Encore une fois, ils ne suffisent bien évidemment pas à guérir un trouble psychique. En revanche, ils représentent un bon complément lorsqu’ils sont combinés à d’autres thérapies, ainsi qu’à une activité physique régulière et une alimentation variée et saine.

Liste de quelques souches de microorganismes probiotiques (bactéries lactiques)

Bifidobacterium bifidus Lactobacillus delbrueckiisubsp. bulgaricus Lactobacillus reuteri
Bifidobacteriuminfantis Lactobacillus fermentum Lactobacillus salivarius
Bifidobacteriumlactis Lactobacillus helveticus Streptococcus salivariussubsp. thermophilus
Bifidobacteriumlongum Lactobacillus johnsonii Lactococcuslactissubsp. lactis
Bifidobacteriumspecies Lactobacillus plantarum Lactococcuslactissubsp. cremoris
Lactobacillus acidophilus Lactobacillus paracasei Enterococcusfaecium
Lactobacillus brevis Lactobacillus rhamnosus Saccharomyces boulardii(levure)
Lactobaciluscasei Lactobacillus rhamnosusou Lb. GG Lactobacillus reuteri

Dites-moi ce que vous pensez, vos expériences ou votre réflexion dans la section commentaires en dessous. Sentez-vous libre de déposer une suggestion. Je serai heureux de recevoir de vous et donner de la valeur à votre contribution. 

Alain Bouwa

alinbouwa.com

The critical role of intestinal flora in our body

What is intestinal flora?

The intestinal flora is the set of microorganisms that are in the digestive tract. There are thousands of billions of them! They weight more than a kilogram in our gut and they are more than a thousand different species. The flora is composed of microorganisms such as: protozoa, worms, viruses, beneficial fungi. In that world everyone eats everyone and everyone uses the other.

The word « bacteria » refers to a micro-organism that comes from the Greek meaning « little stick ». The intestinal flora is a good example of cooperation between different kinds of micro organisms.

What is the intestinal flora role?

We have billions of bacteria live in our gut without causing pathology. They are even essential for the proper functioning of our body: bacteria allow the development of our intestinal mucosa; they synthesize vitamins, degrade certain compounds and protect us against potentially pathogenic bacteria from our diet.

The flora produces vitamins especially vitamins B1 to B12, K which are soluble. So there is a factory in the intestines to produce vitamins. The first role of the intestinal flora is purely digestive. Indeed, some elements of our food can not be digested without their intervention – this is the case of certain fibers. In addition, the intestinal flora changes the pH of the intestine, which suddenly becomes a hostile place for germs.

The flora detoxifies our cells to prevent us from having for example cancers and eliminates these toxins by our feces. The intestinal flora is able to produce all the substances that can protect us against all attacks on our immune system. The integrity of our intestinal system is under the control of the intestinal flora. The flora produces enzymes and everything that helps us digest food. Without this flora we will not be able to digest the best food in the world. 90% of the cells and all the genetic material come from our gut. 85% of our immune system is in our intestines. The flora nourishes the immune system and if the flora is intoxicated, the immune system becomes ineffective. There is a relationship between flora and our immunity.

New findings on intestinal flora critical role

The intestinal flora has recently been shown to control or regulate bone mass, body fat storage, intestinal angiogenesis and the good developpment of the immune response. It has also been shown that intestinal flora seems to play a major role in energy metabolism with possible links to at least some of the forms of obesity.

The intestinal flora is even able to regulate the expression of certain genes of the host, which could evoke advanced symbiotic relationships. By producing substances similar to neurotransmitters, the bacteria of the human gut could be in communication with the brain, via the cardiovascular and nervous system. This finding opens the door to new research on intestinal flora as an organ that influences behavior.

How to balance the intestinal flora?

In a healthy gut good and bad bacteria are in a natural balance. Good bacteria perform decisive tasks. They drive the production of immune cells in the body. To do that they will attach themselves to the intestinal wall and start to communicate with it. The intestinal wall functions as a small cell factory. When the probiotic bacteria touch the intestinal wall, the cells of the intestinal wall produce immune cells. These are so-called « T » cells. These cells are then transported throughout the body via the blood circulatory system. Particularly in the mucous membranes of the respiratory tract where they will fight infections and inhibit allergies such as hay fever or asthma. In addition, good probiotic bateries fight against unwanted bacteria that make us sick.

An excess of bad bacteria can lead to serious intestinal diseases. The most decisive factor for health is therefore to ensure the balance of the intestinal flora. In most people’s lives, this balance is now seriously threatened. The imbalance of the intestinal flora is often due to the modern lifestyle (stress, alcohol, smoking cigarettes, antibiotics …). This lifestyle prevents the immune system from developing properly, which increases the risk of infection especially in the respiratory tract and intestine.

With good probiotic bacteria, we can now fight against this imbalance. These probiotics drive the gut to produce immune cells protecting the gut and the lungs and other organs so that they work optimally. Thus, microbial infections and serious diseases can be avoided. A balanced intestinal flora is therefore a prerequisite for our health. Unfortunately, this condition is lacking for many people.

To reverse the trend of imbalance of intestinal flora, researchers recommend the consumption of several strains of probiotic bacteria. For decades, conventional medecine has prescribed probiotics to treat and prevent many diseases.

Transmission of bacteria from mother flora to child

The first source of bacteria in a new born baby comes from the vaginal flora of the mother.  Babies are born with a sterile bowel. Therefore mother intestinal flora is the primal source of baby’s bacteria. Another source of bacteria for a baby is breast milk. A baby flora can be unbalanced due to the composition of his mother milk which is related to her blood that is tied to her flora. Breastfeeding babies can receive an unbalanced bacterial flora from their mothers. This is why year after year the health situation of babies is deteriorating in the world.

It was found that 100% of children who suffered from abnormal psychological development had unbalanced intestinal flora. Research shows that 91% of autistic babies were born with a healthy brain. It is now believed that toxins in the mother intestinal flora are the cause of damage to the baby’s brain, confusing the cognitive functions of the child.

In recent years, many countries have observed an increase in the number of births by caesarean; more and more studies highlight a link between births by caesarean and the emergence of diseases such as asthma, autism, type 1 diabetes, obesity, digestive or respiratory disorders, and allergies.

During a vaginal delivery, the baby ingests bacteria present in the vagina of his mother. These bacteria (especially « bifidobacteria » and « bacteroids ») then have a protective effect on the immune system of the baby. They also create a favorable ground for the long-term colonization of its own digestive tract by bacteria useful for its metabolism.

In the absence of these commensal species such as bifidobacteria and bacteroids, the newborn baby would then be more susceptible to the colonization by pathogenic species often associated with risks of asthma, allergies, or diarrhea.It is established that coming into the world by caesarean rather than natural way give an  unbalance intestinal flora to the newborn. These changes may have more or less significant impacts on his health throughout his life.

American researchers, however, have just shown that it is possible to completely annihilate this harm, simply by presenting to the baby, just after the Caesarean section, tissues soaked with the internal bacterial flora of his mother.

Consequences of a disturbance in the intestinal flora

Intake of antibiotics or stress, can lead to various pathologies such as diarrhea, inflammation or infections.  Antibiotic treatments are able to eliminate certain bacteria therefore unbalance the intestinal flora, promote the occurrence of sometimes severe diarrhea. As the good bacteria (probiotics) are eliminated in part by antibiotics, this leaves more scope for the bad bacteria which can therefore make us sick. Bad bacteria produce substances that damage the flora, the intestinal wall and make it porous to viruses and bacteria.

Eating disorders, anorexia, gluttony, are conditions related to intestinal flora. Research has shown that people with schizophrenia, epilepsy all have poor intestinal flora. Taking care of one’s intestinal flora even if you do not feel symptoms of discomfort is critical because diseases can lurk in your body for years without showing any symptoms.

Alain Bouwa

alainbouwa.com

Connaissance du rôle de la flore intestinale

C’est quoi la flore intestinale ou microbiote ?

La surface de nos intestins peut atteindre une cours de tennis. Le microbiote intestinal, aussi appelé flore intestinale, est l’ensemble des micro-organismes (archées, bactéries, protistes) qui se trouvent dans le tube digestif. Il y en a des milliers de milliards ! Plus d’un kilo en tout, et plus d’un millier d’espèces différentes.  La flore est composée de micro organismes tels que : des protozoaires, des vers, des virus, champignons bénéfiques. Dans ce monde tout le monde mange tout le monde, tout le monde se sert de l’autre et c’est très compliqué.

Le mot « bactérie » désigne un micro-organisme vient du grec qui signifie « petit bâton ». La flore intestinale est un bon exemple de coopération entre différentes sortes d’organismes impliquant un avantage pour chacun.

A quoi sert la flore intestinale ?

Des millions de bactéries vivent dans notre intestin sans engendrer de pathologie. Elles sont même essentielles au bon fonctionnement de notre organisme : les bactéries permettent le développement de notre muqueuse intestinale, elles synthétisent des vitamines, dégradent certains composés et nous protègent contre les bactéries potentiellement pathogènes provenant de notre alimentation. La flore produit des vitamines en particulier les vitamines B1 à B12, K qui sont solubles. Il y a donc une usine dans les intestins pour produire des vitamines. Le premier rôle de la flore intestinale est purement digestif. En effet, certains éléments de nos aliments ne peuvent être digérés sans leur intervention – c’est le cas par exemple de certaines fibres. En plus, la flore intestinale modifie le pH de l’intestin qui devient du coup un endroit hostile pour les germes. La flore détoxifie nos cellules pour nous éviter d’avoir par exemple des cancers et élimine ces toxines par les celles.

La flore intestinale peut produire toutes les substances capables de nous protéger contre toutes les attaques contre notre système immunitaire. L’intégrité de notre système intestinale est sous le contrôle de la flore intestinale. La flore produit des enzymes et tout ce qui nous aide à digérer les aliments. Sans cette flore nous ne saurons digérer la meilleure nourriture au monde. 90% des cellules et de tout le matériel génétiques viennent de notre intestin. 85% de notre système immunitaire se trouve dans nos intestins. La flore nourrit le système immunitaire et si la flore est intoxiquée, le système immunitaire devient inefficace. Il y a une relation entre la flore et notre immunité.

Étude de la flore intestinale

On a récemment montré que la flore intestinale contrôlait ou régulait chez des souris testées, la masse osseuse1, le stockage des graisses corporelles, l’angiogenèse intestinale et le bon développement de la réponse immunitaire5. On a aussi montré que la flore intestinale semble jouer un rôle majeur dans le métabolisme énergétique avec des liens possibles avec au moins une partie des formes d’obésité. Le microbiote se montre même capable de réguler l’expression de certains gènes de l’hôte, ce qui pourrait évoquer des relations symbiotiques avancées. Par la production de substances similaires aux neurotransmetteurs, les bactéries de l’intestin humain pourraient être en communication, via le système cardio-vasculaire et nerveux, avec le cerveau7. Cette constatation ouvre une porte à de nouvelles recherches sur la flore intestinal comme organe ayant une influence sur le comportement..

Comment encourager un bon équilibre de la flore intestinale ?

Deux éléments favorisent l’équilibre de la flore intestinale : les prébiotiques et les probiotiques. Les prébiotiques sont des molécules qui ne sont pas digérées par nos intestins vont être consommées par la flore bactérienne. Il est donc important d’en consommer suffisamment. Vous en trouverez notamment dans les fruits ou le miel, mais vous pouvez aussi trouver des compléments alimentaires à base de prébiotiques.

Dans un intestin saint les bonnes et les mauvaises bactéries se retrouvent dans un équilibre naturel. Les bonnes bactéries remplissent des tâches décisives. Elles pilotent la production de cellules immunitaires dans le corps. Pour cela elles se fixent à la paroi intestinale et commencent à communiquer avec elle. La paroi intestinale fonctionne comme une petite usine à cellules. Quand les bactéries probiotiques touchent la paroi intestinal, les cellules de la paroi intestinale produisent des cellules immunitaires. Ce sont des cellules dites « T ». Ces cellules sont alors transportés dans tout le corps via le système circulatoire sanguine. Particulièrement dans les muqueuses des voies respiratoires où elles vont combattre des infections et inhibe des allergies comme le rhume des foins ou l’asthme. De plus les bonnes bactéries probiotiques luttent contre les bactéries indésirables qui nous rendent malades.

Un excédent de mauvaises bactéries peut entraîner des maladies intestinales graves. Le facteur le plus décisif pour la santé consiste donc à assurer l’équilibre de la flore intestinal. Dans la vie des gens, cette équilibre est aujourd’hui gravement menacé. Le déséquilibre de la flore intestinale est souvent du au style de vie moderne (stress, l’alcool, le fait de fumer des cigarettes, les antibiotiques…). Ce style de vie empêche le système immunitaire de se développer correctement, ce qui augmente le risque d’infection en particulier dans les voies respiratoires et l’intestin.

Avec de bonnes bactéries probiotiques, nous pouvons aujourd’hui lutter contre ce déséquilibre. Ces probiotiques conduisent l’intestin à produire des cellules immunitaires qui protègeront l’intestin et les poumons et d’autres organes pour qu’ils travaillent de manière optimale. Ainsi peuvent être évité des infections microbiennes et virales et des maladies graves. Une flore intestinale équilibrée est donc un préalable à notre santé. Cette condition fait malheureusement défaut à beaucoup de personnes comme le montre le graphe suivant:

Pour renverser la tendance du déséquilibre de la flore intestinale, les chercheurs préconisent la consommation de plusieurs souches de bactéries probiotiques. La médecine conventionnelle prescrit depuis des décennies des probiotiques pour soigner et prévenir de nombreuses maladies.

Pour pouvoir influencer positivement la flore intestinale, les probiotiques doivent remplir des conditions importantes:

Les probiotiques  sont tout simplement des bactéries ou des levures vivantes, dont les espèces sont bénéfiques, et qui vont venir s’installer dans l’intestin une fois que nous les aurons avalées. Il est aujourd’hui possible de trouver de nombreux produits, surtout laitiers, enrichis en probiotiques.

Transmission de flore mère -enfant

Les premières sources de bactéries d’un bébé viennent de la flore vaginale de la maman qui la reçoit de sa flore intestinale car un bébé naît avec un intestin stérile. Une autre source de micro organisme pour un bébé est le lait maternel. La flore d’un bébé peut être déséquilibrée par la composition du lait de sa maman car elle est liée à la composition du sang de la mère qui est lié à sa flore. Les bébés qui allaitent peuvent recevoir de leurs mères une flore bactérienne déséquilibrée. C’est pourquoi d’année en année la situation sanitaire des bébés se dégrade dans le monde. On a mis en évidence que 100% des enfants qui souffraient de développement anormaux psychologique avaient une mauvaise flore intestinale. Les recherches montrent que 91% des bébés autistes sont nés avec un cerveau sain. Ce sont les toxines dans la flore intestinale de la maman qui endommagent le cerveau du bébé. Parce que les toxines vont apporter de la confusion dans les fonctions cognitives de l’enfant.

Depuis quelques années, de nombreux pays observent une augmentation du nombre de naissances par césarienne, de plus en plus d’études mettent en évidence un lien entre les naissances par césarienne et l’apparition possible de maladies comme l’asthme, l’autisme, le diabète de type 1, l’obésité, les troubles digestifs ou respiratoires, des allergies. La raison ? Elle semble être à chercher du côté la flore intestinale  de la mère. En effet, lors d’un accouchement par voie basse, le nourrisson ingère les bactéries présentes dans le vagin de sa mère. Ces unicellulaires (surtout dites « bifidobactéries » et « bactéroïdes ») ont ensuite un effet protecteur sur le système immunitaire du bébé, et créent aussi un terrain favorable pour la colonisation à long terme de son propre tube digestif par des bactéries utiles à son métabolisme. En l’absence de ces espèces commensales que sont les bifidobactéries et bactéroïdes, ces nouveau-nés seraient alors plus sensibles à la colonisation par des espèces pathogènes souvent associées à des risques d’asthme, d’allergies, ou de diarrhées.

Il est établi que venir au monde par césarienne plutôt que par voie naturelle entraîne des changements dans la flore intestinale du nouveau-né. Ces modifications peuvent avoir des impacts plus ou moins marqués sur sa santé durant toute sa vie. Des chercheurs américains viennent cependant de montrer qu’il est possible d’annihiler quasi complètement ce préjudice, simplement en présentant au bébé, juste après la césarienne, des tissus imbibés de la flore bactérienne interne de sa mère.

Conséquences d’un dérèglement de la flore intestinale

La perturbation de l’équilibre de la flore intestinale, par exemple sous l’effet d’une prise d’antibiotiques ou du stress, peut conduire à diverses pathologies comme des diarrhées, des inflammations ou des infections.  Les traitements par antibiotiques, faits pour éliminer certaines bactéries et qui déséquilibrent donc la flore intestinale, favorisent la survenue de diarrhées parfois sévères. Dans la flore intestinale on trouve deux types de bactéries : les bonnes et les mauvaises. Comme les « bonnes » bactéries  (probiotiques) sont éliminées en partie par les antibiotiques, cela laisse plus de champ aux « mauvaises » qui peuvent donc nous rendre malade. Les mauvaises bactéries produisent des substances qui endommagent la flore, abiment la paroi intestinale et la rendre poreuse aux virus et bactéries. Les antibiotiques causent des dommages à la flore en la déséquilibrant. Les troubles de l’alimentation, anorexie, gloutonnerie, sont liés à la flore intestinale. Les personnes atteintes de  schizophrénie, d’épilepsie  ont toutes une mauvaise flore intestinale. On doit prendre soin de sa flore intestinale même si on ne ressent pas des symptômes de malaise parce que des maladies peuvent se tapir dans notre corps pendant des années sans manifester de symptômes.

Dites-moi ce que vous pensez, vos expériences ou votre réflexion dans la section commentaires en dessous. Sentez-vous libre de déposer une suggestion. Je serai heureux de recevoir de vous et donner de la valeur à votre contribution.

Alain Bouwa

alainbouwa.com